Demande de rencontre avec les chefs de partis : L’ADQ, le PLQ et le PQ jouent à cache-cache

Montréal, le 1er décembre 2008 – Cinq grandes organisations québécoises représentant des milliers de citoyennes et de citoyens s’interrogent sérieusement sur le manque d’intérêts des trois grandes formations politiques québécoises concernant les enjeux de la pauvreté et de la santé.

 

Il y a deux semaines, à l’occasion du déclenchement des élections au Québec, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC), la Coalition pour l’accès à l’aide juridique, la Coalition solidarité santé et la Fédération des femmes du Québec (FFQ)  se sont unis pour demander des rencontres avec les chefs des cinq principales formations politiques. L’objectif de ces rencontres était de pouvoir discuter avec les chefs de deux enjeux qui nous apparaissent incontournables, particulièrement dans le contexte économique actuel, soit la lutte à la pauvreté et la santé. 

 

Jusqu’à maintenant, uniquement le Parti vert du Québec et Québec solidaire ont accepté de rencontrer nos organisations. Le Parti libéral et l’Action démocratique du Québec ont rejeté l’invitation. Du côté du Parti québécois, nous attendons toujours une réponse.

 

Comme coalitions et organismes, nous représentons un vaste éventail de la population et des milliers d’organisations partout au Québec s’activant dans le milieu communautaire, le milieu syndical, le mouvement des femmes et les mouvements citoyens. 

 

 

-30-

 

Source : Ian Renaud-Lauzé pour le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC), la Coalition pour l’accès à l’aide juridique, la Coalition solidarité santé et la Fédération des femmes du Québec (FFQ)

Écrit par réseau le Jeudi 4 décembre 2008
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Crises financière : d'abrod une crise de solidarité?

 

Lettre d'opinion

 

 

Le système économique capitaliste actuel est sur le point de sauter comme le disque dur d’un ordinateur usé! Tout le monde est touché, mais celles et ceux qui sont au bas de l’échelle risquent d’écoper encore plus que les autres. D’ailleurs, on pourrait mettre notre main au feu que les responsables de ce marasme, les pyromanes de l’économie spéculative, ont déjà en poches les moyens de s’en tirer sans trop de conséquences pour eux-mêmes. Bien plus, ils font des pieds et des mains  pour garder en place le même système qui leur permettra, une fois la tempête apaisée, de recommencer de plus belle, et ce, avec l’appui des gouvernements tant au fédéral qu’au provincial. Voulons-nous vraiment continuer dans cette direction?

 

Pour nous, la crise financière mondiale est d’abord une crise de solidarité entre les individus. Vivre ensemble dans une société nécessite d’autres objectifs communs que la recherche effrénée de profits pour un très petit nombre aux dépens de la majorité de la population. La richesse d’une société ne se mesure pas au nombre de ses millionnaires et de ses paradis fiscaux! Au contraire, la richesse collective c’est d’assurer à tous ses membres le respect de droits aussi essentiels- et reconnus par l’ONU-  que le droit à des conditions de vie et de travail décentes, à la santé, à l’éducation, à la culture et à un environnement sain. La richesse collective, c’est aussi de mettre fin à la pauvreté et aux inégalités ici et partout dans le monde. Saviez-vous que si les transactions financières spéculatives des marchés mondiaux avaient été taxées, même de façon minime, nous aurions déjà pu éliminer la très grande pauvreté dans le monde (les gens qui survivent avec 2$ par jour)?

 

La solidarité, c’est de rompre avec un modèle de production et de consommation que nous avons « acheté » sans broncher et qui est devenu notre style de vie, surtout en Occident : produire toujours plus de biens, de plus en plus inutiles et coûteux au plan humain et au plan écologique. Nous avons accepté ce modèle qui favorise le fait d’en avoir toujours plus au détriment des relations humaines, de la vie familiale, de la culture et de l’avenir de la planète. Voulons-nous vraiment continuer dans cette direction?

 

Dans l’isoloir, le 8 décembre prochain, choisissons, parmi les candidates et les candidats qui briguent nos suffrages, celles et ceux qui peuvent le mieux répondre à ces questions. Surtout, assurons-nous d’être là le lendemain, pour rendre l’économie plus égalitaire, plus écologique, plus solidaire.

 

Signataires :

 

Michèle Asselin, Fédération des femmes du Québec
Josette Catellier, L’R des centres de femmes du Québec
Claudelle Cyr, Coalition Solidarité Santé
Amélie Châteauneuf, Front commun des personnes assistées sociales du Québec
Nicole Filion, Ligue des droits et libertés du Québec
Lorraine Guay, D'abord solidaires
Johanne Nasstrom, Table régionale des organismes communautaires et bénévoles de la Montérégie
Marie-Ève
Rancourt, Mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire du Québec
Ian Renaud-Lauzé, Collectif pour un Québec sans pauvreté

Mercédez Roberge, Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles

Écrit par réseau le Jeudi 4 décembre 2008
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L'économie d'abord, oui, mais laquelle?

Eric Pineault, Département de sociologie, UQAM
Journal Le Devoir, Édition du jeudi 27 novembre 2008

Les signes avant-coureurs d'une importante crise financière ont été pour le premier ministre du Québec l'occasion de déclencher des élections, prétendant qu'il devait aller chercher un «mandat fort» afin de »piloter le navire» à travers les temps difficiles qui nous attendent. Avec le slogan «l'économie d'abord», le parti libéral espère prendre de court les autres partis politiques, qui selon la perception publique construite par les sondeurs, seraient moins aptes à gouverner le Québec en période d'instabilité économique.

Or, pour ceux et celles qui suivent et étudient depuis un an les mécanismes à l'origine de la crise financière, il apparaît de plus en plus évident que nous sommes au tout début d'un processus qui non seulement a déclenché la récession globale que nous connaissons, mais qui a le potentiel d'engendrer en Amérique du Nord un cycle à caractère dépressif-déflationniste tel que celui qu'a connu le Japon lors de sa décennie perdue, de 1990 à 2000. Les libéraux, ou toute autre formation politique au pouvoir dans 6 à 18 mois, risque de se retrouver devant une économie d'abord et avant tout en crise, où les stratégies classiques de relance soutenues ne fonctionneront tout simplement pas. Nous serons donc, comme société, contraints d'imaginer et de débattre de solutions nouvelles et radicales aux contradictions économiques et aux problèmes sociaux générés par un capitalisme financiarisé et typiquement anglo-américain.

Vers un anti-capitalisme «ordinaire»?

Nous croyons que cela constitue, pour une gauche qui ose rompre avec la logique économique dominante, une occasion de se renouveler et de sortir de la marginalité. Ayant été exclue du débat électoral québécois, elle doit dès maintenant élaborer des critiques, propositions et solutions afin de proposer une sortie de crise «progressiste». Ce débat doit se faire en parlant de capitalisme plutôt que de néolibéralisme ou d'économie de marché, pour plusieurs raisons. Premièrement, parce que c'est nommément cette forme d'économie que souhaitent «refonder» les dirigeants du G20. Ensuite, parce que c'est une variante financière du capitalisme qui est actuellement en crise et qui a déterminé en grande partie notre économie et nos conditions de vie pendant les trois dernières décennies. Finalement, parce que l'ampleur de la crise et de l'effort demandé à la société pour refonder ce capitalisme exigent que l'on s'interroge sérieusement sur la nature du système économique que nous souhaitons et que nous pouvons nous permettre. La crise actuelle ouvre ainsi un espace de discussion largement inédit pour notre génération, celle d'une critique du capitalisme qui se base sur la viabilité de ce que nous pouvons nommer l'ordinaire. C'est-à-dire de la viabilité du mode de vie, du quotidien, du travail, de la consommation, de l'économie de ceux et celles qui apparaissent comme largement intégrés sur les plans économique et social. Un mode de vie, soulignons-le, qui est largement le reflet et le produit d'un régime de croissance basé sur l'accumulation financière. Nous soumettons ainsi au débat trois ordres de questionnements sur ce mode de vie «ordinaire» qui risque dans les prochains mois de tomber en crise.

1. Pourquoi relancer la croissance d'un capitalisme qui a vu l'augmentation du temps que la société doit globalement consacrer au travail, au point où la question de la conciliation entre la possibilité d'une vie familiale et d'une pratique parentale soit politisée? Pourtant, les 30 dernières années ont prolongé, certes à un rythme moins rapide, les gains en productivité qui ont marqué l'histoire du capitalisme au XXe siècle. Il y a 30 ans, la question sociale qui inquiétait la droite et faisait rêver la gauche était celle de la fin du travail et de l'avènement d'une société de loisir.... Qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi ces gains en productivité ne se sont-ils pas traduits en un raccourcissement du temps de travail nécessaire? Une sortie de crise doit-elle nécessairement passer par l'emploi? Si oui, quels emplois et comment les arrimer à la redistribution des rôles dans les familles contemporaines et soutenir un mode de vie qui laisse plus de place au temps hors travail?

2. Pourquoi relancer une croissance qui a produit les inégalités les plus criantes parmi les ménages salariés depuis les années 1930? Pourquoi relancer une croissance dont la viabilité économique reposait sur un niveau d'endettement des ménages sans précédent dans l'histoire de l'Occident pour soutenir la demande en objets de consommation de masse? La relance doit-elle valider ces dettes privées qui ont pris la relève de l'endettement public dans les années 1990? Doit-on relancer une économie qui a vu la part de revenu des salariés diminuer systématiquement au profit des bénéfices des grandes entreprises? Doit-on, finalement, relancer une économie qui exige que les salariés endettés consacrent, en vue de leur retraite, une part croissante de leurs revenus à l'investissement dans des fonds spéculatifs sur lesquels ils n'ont que peu de contrôle? Que signifie d'ailleurs réellement la notion d'entreprise privée quand une part importante du capital action et des dettes des plus grandes corporations sont largement détenus par des fonds qui gèrent et placent cette épargne des salariés? Comment assujettir la gestion de ces fonds, tel que la Caisse de dépôt et placement, à des finalités collectives et à des impératifs autres que le rendement financier?

3. Pourquoi relancer une croissance qui s'est montrée incapable de répondre sérieusement à la menace écologique qu'elle génère? Pourquoi soutenir la relance d'un régime qui propose de gérer le risque écologique avec les mêmes outils que ceux qui sont en partie à l'origine de la crise actuelle, soit les produits dérivés et une bourse du carbone? Si nous sommes contraints à recapitaliser et à soutenir d'importants secteurs de notre industrie, quelles finalités doit-on -- peut-on -- assigner à leur production en termes de qualité des produits, d'empreinte écologique des procédés et produits et de retombés sociales dans les communautés dépendantes de cette production? Comment élaborer une politique de souveraineté économique nationale qui territorialise cette contrainte écologique tout en étant ouvert à un commerce international équitable?

Voilà trois axes pour lancer un débat sur la pertinence de «refonder» le capitalisme. Dans les circonstances actuelles et à venir, il semble que la position anti-capitaliste redevienne raisonnable. Quelle forme prendra-t-il? Rien dans la crise actuelle ne permet de le savoir. Sera-t-il conservateur et moraliste comme l'était l'anti-libéralisme québécois des années 1930, progressiste et étatiste comme l'était cet anti-libéralisme canadien des Prairies qui a donné naissance à l'ancêtre du NPD, le CCF? Sera-t-il communiste ou contre-culturel et écologiste? Cela dépendra des débats développés à l'extérieur du cadre et des limites des discussions actuelles. Nous n'avons qu'une certitude: on ne peut ignorer l'échec des recettes basées sur l'étatisme industriel du XXe siècle et on peut encore moins se cantonner dans un radicalisme à la marge.

L'anti-capitalisme doit aussi devenir «ordinaire».

 

Écrit par réseau le Vendredi 28 novembre 2008
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Capsule vidéo

Une capsule vidéo du forum citoyen tenu le 14 novembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=Zlx4p1_vXS4

Écrit par réseau le Vendredi 28 novembre 2008
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invitation forum citoyen

Un forum citoyen avant le débat des chefs

QUELLE ÉCONOMIE?

AU SERVICE DE QUI?

Quand ? Où ?

Lundi 24 novembre 2008 Agora de l’UQAM

12h00 à 13h30 Pavillon Judith-Jasmin

Métro Berri-Uqam

Forum interactif où la parole est à vous!

Animation : Lise Gervais de Relais-femmes

Cécile Sabourin (Économiste, présidente de la Fédération québécoise des professeurEs d’université) Éric Pineault (Professeur, sociologie, UQAM, Chaire de recherche du Canada en Mondialisation,Citoyenneté et Démocratie) Damien Contandriopoulos (Chercheur, Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS) Université de Montréal) viendront lancer le débat avec de très courtes interventions. Par la suite, vous êtes invités à poser vos questions, émettre vos commentaires et proposer des idées aux chefs….

Les thèmes abordés :

L’économie dominante : seule économie possible ?

La santé : juste une question d’économie ?

La lutte à la pauvreté et le respect des droits économiques, sociaux et culturels …à

la remorque de l’économie ?

Parce que l’économie, c’est nous aussi!

Ce forum est organisé à l’initiative des groupes suivants :

Coalition pour l’accès à l’aide juridique, Coalition Solidarité Santé, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Conférence religieuse canadienne (section Québec), D'abord solidaires, Ligue des droits et libertés, Fédération des femmes du Québec, Front commun des personnes assistées sociales du Québec, L'R des centres de femmes du Québec, MÉPACQ, Mouvement pour une démocratie nouvelle, Table régionale des organismes communautaire de la Montérégie en santé et services sociaux, Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

Écrit par réseau le Vendredi 21 novembre 2008
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Pour un débat des chefs "vraiment" démocratique

Exigeons la participations de Françoise David de Québec solidaire et de Guy Rainville du parti VErt au débat des chefs!

Un simple clic : http://www.debatpourtous.net/ 

Écrit par réseau le Vendredi 21 novembre 2008
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Coalition pour l'accès à l'aide juridique : Des engagements pour l’accès à la justice

Des engagements pour l’accès à la justice !

 

La campagne électorale se déroule en oubliant encore une fois la question de l’accès à la justice. Rien dans les engagements des partis, des chefs silencieux et, malgré les nombreuses critiques et cris d’alarme, une justice oubliée.

 

Les candidates et les candidats qui aspirent à former le gouvernement savent-ils que présentement, au Québec, même les pauvres n’ont pas accès à l’aide juridique ? Qu’une personne seule ne doit pas gagner plus de 11 250 $ brut pour avoir droit à l’aide juridique gratuite ? Puisqu’une personne travaillant au salaire minimum reçoit annuellement un maigre 17 680 $ pour subvenir à ses besoins et que les aînés prestataires de la sécurité de la vieillesse et vivant seuls reçoivent environ 13 000 $, comment voulez-vous qu’ils puissent se payer les services d’un avocat ? L’évidence, c’est que présentement seuls les plus pauvres des pauvres ont accès à l’aide juridique. 

 

Le gouvernement se cache derrière des engagements non respectés, cela suffit !

 

Pourtant, en 2005, le gouvernement libéral s’était engagé à rendre la justice plus accessible en modifiant les seuils d’admissibilité à l’aide juridique. L’objectif était de permettre à 900 000 personnes de plus d’y avoir droit. Or, après analyse des statistiques de la Commission des services juridiques, on constate que le nombre total de dossiers traités n’a connu aucune hausse.

 

Et malgré une telle évidence, le ministre de la Justice, Jacques P. Dupuis, a fait la sourde oreille aux demandes et aux cris d’alarme qui lui ont été lancés par une large coalition d’organismes communautaires, de regroupements, de syndicats, d’associations et d’acteurs du monde juridique, regroupée sous la bannière de la Coalition pour l’accès à l’aide juridique.

 

D’ailleurs, la Coalition révélait récemment que pas moins de 77 % des Québécois[1] partagent sa revendication principale, qui est de permettre à une personne seule travaillant au salaire minimum d’avoir accès à l’aide juridique gratuitement.

 

La population en a assez de l’injustice

 

Que faudra-t-il de plus pour que les élus acceptent de remplir leurs engagements et cessent de se cacher derrière de belles paroles? Ce que les Québécois souhaitent, c’est un réel accès à la justice. Des moyens concrets existent et il est temps que des mesures soient mises en place. La justice est aussi un enjeu de société.

 

Candidates et candidats qui aspirez à obtenir un siège à l’Assemblée nationale, qu’attendez-vous pour vous prononcer clairement sur le sujet ?

 

 

 

 

Lise Ferland

Porte-parole de la Coalition pour l’accès à l’aide juridique

Directrice des Services juridiques communautaires de Pointe Saint-Charles et Petite Bourgogne

514 933-8432

www.servicesjuridiques.org

 

Les membres de la Coalition pour l’accès à l’aide juridique sont : 

  • Accès Équité (Faculté de droit, Université McGill)
  • Assemblée des travailleurs et travailleuses accidenté-e-s du Québec (ATTAQ)
  • Association des étudiantes et étudiants en droit de l’UQÀM (AÉDUQÀM)
  • Association des Travailleurs et Travailleuses Accidentés du Matawin (ATTAM)
  • Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ)
  • Au bas de l’échelle
  • Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) de l'Estrie
  • Centre d'organisation mauricien de services et d'éducation populaire (COMSEP)
  • Centre de soir Denise-Massé
  • Clinique juridique de l’UQÀM
  • Clinique juridique populaire de Hull
  • Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ)
  • Comité des travailleurs et travailleuses accidentés de l’Estrie (CTAE)
  • Comité logement Beauharnois
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN)
  • Département des sciences juridiques de l’UQÀM
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des avocats de l’aide juridique du Québec
  • Fédération des professionnèles (CSN)
  • Me France Boucher, Chargée de cours, UQÀM
  • Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
  • Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ)
  • Info-Éveil de la région de Matane
  • Inform’Elle
  • Ligue des droits et libertés
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Mouvement Autonome et Solidaire des Sans-Emploi (MASSE)
  • Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MEPACQ)
  • O.B.N.L. Citadelle de St-Ambroise Inc.
  • Option consommateurs
  • Pro Bono UQÀM
  • Projet Genèse
  • Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)
  • Réseau FADOQ
  • Regroupement des comités de logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ)
  • Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale (RPMHTFVVC)
  • Regroupement québécois des Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)
  • SEP (Service d’Entraide Passerelle)
  • Services juridiques communautaires de Pointe St-Charles et Petite Bourgogne
  • Syndicat des avocats et avocates à l’aide juridique de Montréal
  • Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent
  • Union des consommateurs
  • Union des travailleur-se-s accidenté-e-s de Montréal (UTTAM)

 



[1] Sondage Léger marketing

Écrit par réseau le Jeudi 20 novembre 2008
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L'économie d'abord, non merci

 

M. Charest nous a précipités dans une élection inutile, contre l’avis de la majorité des citoyenNEs : il dit pourtant avoir appris à écouter… !!!! Il n’a même pas eu la décence de nous laisser quelques jours pour respirer le nouvel air frais venu de nos voisins du Sud : il dit pourtant avoir développé une nouvelle sensibilité politique !!! Comment le croire ?

 

Surtout, nous sommes plongés en campagne électorale avec un slogan qui, bien qu’alléchant pour tous les inquiets que nous sommes devenus dans cette période de crise financière, ne nous ramène pas moins dans les mêmes vieux sentiers battus qui en sont la cause. Étrange d’ailleurs que M. Charest n’aie même pas fait référence à l’appel de son bon ami Sarkozy qui invite les pays occidentaux à une réforme du capitalisme lui-même… Moins étrange cependant de le voir encensé par M. Montmarquette, un des économistes des Lucides dont on se rappellera qu’ils appelaient à «adapter» le Québec aux exigences de la mondialisation économique néolibérale – de la musique aux oreilles de M. Charest !- et dont les dirigeants soi-disant lucides et compétents nous ont menés à la crise actuelle. Et il faudrait faire confiance à ces pyromanes miraculeusement transformés en pompiers pour régler les problèmes bien réels sur le plan économique…

 

Ce slogan trompe la population de deux façons : d’abord en continuant de présenter l’économie comme cette nouvelle religion des temps modernes, sensée régler tous nos problèmes et ensuite en omettant très soigneusement de dire de quelle économie parlent les Libéraux. L’orientation globale de la campagne électorale – à laquelle les principaux partis ont emboîté le pas-   évacue ainsi complètement les questions de fond: l’économie pourquoi, pour qui, pour quelles orientations, pour quelle société ? C’est ce qu’on appelle un économisme plat qui laisse croire à la population que l’économie doit primer dans une société, qu’elle vit par elle-même, toute seule, isolée dans sa bulle spéculative, à l’abri de la vigilance citoyenne ; une économie «royale»,  ayant ses propres lois dites «naturelles» –les mystérieuses lois du marché-, ses propres dirigeants - prestigitateurs intouchables-,  ses propres règles – anti-démocratiques-, sa propre main –invisible- ; une économie jouissant d’une totale liberté –le marché libre- à laquelle un État ne doit jamais s’attaquer sous peine de mettre en péril la croissance et la prospérité. Avec ce slogan, M. Charest rapetisse nos existences et nous envoie le message que nos vies s’épuisent dans l’économie. C’est faux et c’est  dangereux !

En omettant de dire quelle «économie d’abord» il promeut,  le PLQ se pose en fait en continuateur du néo-libéralisme, de l’économie de marché telle que nous l’avons hélas presque toujours connue. Il nous propose des politiques à courte vue, pensées dans l’urgence du moment et qui ne dénotent aucune autre vision de l’avenir du Québec que de poursuivre sur l’erre d’aller, le chemin précisément qui nous a conduit aux impasses actuelles. Rien dans son programme ne laisse même entrevoir un début de réflexion sur les causes structurelles des dérives du capitalisme mondialisé et encore moins sur les alternatives à inventer.   Rappelons-nous le discours inaugural de M. Charest en avril 2003…un éloge dithyrambique du libre marché «pour insuffler un vent d’air frais au Québec» et en nous promettant que bientôt, ce sera la Zone de libre-échange des Amériques qui réunira la Terre de Baffin et la Terre de feu dans un seul marché….! Rappelons-nous ses vibrantes promesses de réduction de l’État, présumé trop lourd, trop coûteux et surtout trop interventionniste dans les libres forces du marché…Rappelons-nous son obsession pour la réingénierie, etc. Cela nous valu entre autres d’être maintenant la province où la privatisation de la santé est la plus avancée, des lois dures passées sous le bâillon et dont nous devons encore souffrir au mépris des droits et de la démocratie, des partenariats public-privés dont on a sciemment tu les effets désastreux dans les pays où on les a déjà utilisés,  etc.

«Le discours économique devient la ligne quasi-incontournable à suivre pour répondre à tous les enjeux auxquels nos sociétés sont confrontées. Toutes les dimensions de la vie sociale (éducation, santé, culture) sont abordées à travers le prisme du raisonnement économique. L’économie occupe ainsi une place démesurée dans nos sociétés. La question mérite pourtant d’être posée : l’économie est-elle au servie de la société ou la société est-elle au service de l’économie ?[1]. Poser les vraies questions ce n’est donc pas s’enferrer dans le tout économique.  

C’est plutôt  réfléchir aux modalités du monde que nous voulons construire ensemble. En ce qui nous concerne, nous optons pour un renforcement de la démocratie – y compris la démocratisation de l’économie- qui passe par le respect des droits (civils, politiques, économiques, sociaux et culturels), une réforme du mode de scrutin qui fasse place à la proportionnelle afin de mieux respecter le principe d’égalité des voix, la mise en place d’une culture de la délibération publique et le développement d’une information de qualité qui se distingue du spectacle et de la complaisance vis-à-vis des pouvoirs. Nous optons également pour un Québec inclusif qui ne marginalise ni les groupes ethnoculturels, ni les pauvres, ni les femmes mais leur accorde une voix égale au chapitre de la définition de notre avenir commun.

 

Et si, en vue d’assurer la justice, l’égalité  et la cohésion sociale, nous posons comme objectifs fondamentaux pour le Québec l’élimination de la pauvreté, la réduction des inégalités, le développement durable et local, des salaires décents, le maintien et le développement de services publics accessibles et universels en santé et en éducation entre autres, «l’économie» dont nous parlons n’aura rien à voir avec celle du slogan libéral : les ressources économiques utilisées, les politiques et les programmes mis de l’avant, les budgets dégagés le seront en fonction de ces objectifs et non l’inverse.

 

Minoritaire M. Charest a été contraint de ne pas trop nuire au Québec. Mais ne nous y trompons pas : seuls les acquis de la société québécoise et les forces sociales vigilantes lui ont tenu la bride. Majoritaire, M. Charest ne tardera pas à redevenir ce qu’il est fondamentalement : un néo-libéral conservateur et autoritaire à la Harper et à la Bush dont les mots-clés demeurent toujours compétitivité, libéralisation, dérèglementation, privatisation, ces maux qui ont provoqué le marasme dans lequel Wall Street nous a précipités. Cette économie-là d’abord ? NON MERCI !

 

 Lorraine Guay et Diane Lamoureux

Collecitf D'Abord Solidaires



[1] Béji, K., Debailleul, G., Deblock, C., Dostaler, G., Élie, B., Hanin, F., Morel, S., van Schendel, V. Pour une autre vision de l’économie 2007

Écrit par réseau le Jeudi 20 novembre 2008
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INIVTATION FORUM CITOYEN

Un forum citoyen avant le débat des chefs

QUELLE ÉCONOMIE?

AU SERVICE DE QUI?

Quand ? Où ?

Lundi 24 novembre 2008 Agora de l’UQAM

12h00 à 13h30 Pavillon Judith-Jasmin

Métro Berri-Uqam

Forum interactif où la parole est à vous!

Animation : Lise Gervais de Relais-femmes

Cécile Sabourin (Économiste, présidente de la Fédération québécoise des professeurEs d’université)

Éric Pineault (Professeur, sociologie, UQAM, Chaire de recherche du Canada en Mondialisation,

Citoyenneté et Démocratie) Damien Contandriopoulos (Chercheur, Groupe de recherche

interdisciplinaire en santé (GRIS) Université de Montréal) viendront lancer le débat avec de très

courtes interventions. Par la suite, vous êtes invités à poser vos questions, émettre vos

commentaires et proposer des idées aux chefs….

Les thèmes abordés :

L’économie dominante : seule économie possible ?

La santé : juste une question d’économie ?

La lutte à la pauvreté et le respect des droits économiques, sociaux et culturels …à

la remorque de l’économie ?

Parce que l’économie, c’est nous aussi!

Ce forum est organisé à l’initiative des groupes suivants :

Coalition pour l’accès à l’aide juridique, Coalition Solidarité Santé, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Conférence religieuse canadienne

(section Québec), D'abord solidaires, Ligue des droits et libertés, Fédération des femmes du Québec, Front commun des personnes assistées

sociales du Québec, L'R des centres de femmes du Québec, MÉPACQ, Mouvement pour une démocratie nouvelle, Table régionale des

organismes communautaire de la Montérégie en santé et services sociaux, Table des regroupements provinciaux d’organismes

communautaires et bénévoles

Écrit par réseau le Mercredi 19 novembre 2008
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